Crédits

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  • Recherche et réalisationDoïna Harap
  • ScénarioIolande Cadrin-Rossignol
  • ImagesYoan Cart
  • Prise de sonOlivier Léger
  • MontageOana Suteu
  • Montage sonoreBenoît Dame, Sylvain Brassard
  • MusiqueJudith Gruber-Stitzer
  • Mix sonoreDany Ouellet
  • Productrice au contenuIolande Cadrin-Rossignol
  • ProductionNathalie Barton

Produit par

InformAction

Produit avec la participation financière de

Fonds canadien de télévision créé par le gouvernement du Canada et l'industrie canadienne de télévision par câble - FCT - Programme de droits de diffusion - Téléfilm Canada - Programme de participation au capital

Québec Crédit d’impôt cinéma et télévision - Gestion SODEC

Gouvernement du Canada Crédit d'impôt pour film ou vidéo canadien

Fonds documentaire Rogers

SODEC Société de développement des entreprises culturelles – Québec

et la collaboration de

Télé-Québec

TV5 Québec Canada

PERSONNAGES PRINCIPAUX

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LES EXPERTS

Bernard Arcand


Professeur titulaire d’anthropologie à l’Université Laval, Bernard Arcand est l’auteur de nombreux travaux de recherche et ouvrages, dont : Le jaguar et le tamanoir, vers le degré zéro de la pornographie (Boréal, Montréal, 1991) (prix littéraire du Gouverneur Général et traduit pour publication en anglais, espagnol, italien et coréen) ; la série sur les lieux communs avec Serge Bouchard (Boréal 1993-2003), ainsi que la série radio « Le lieu commun » ; Cowboy dans l’âme, sur la piste du western et du country (Éd. de l'Homme, 2002).

« Notre société urbaine moderne est vraiment la seule qui a permis à des individus de vivre seuls. Et c'est dans ce contexte-là, maintenant, qu’on fait des enfants. Alors, il ne faudrait pas se surprendre de voir des enfants être de plus en plus à la charge d'un seul adulte, parce qu’il n’y a pas deux adultes désormais dans l'appartement. Pour un tiers de la population, il n'y en a plus qu'un seul. »


Guy Corneau


Psychanalyste jungien, Guy Corneau a publié de nombreux best-sellers, dont récemment Victime des autres, bourreau de soi-même, paru aux Éd. Robert Laffont (Paris) et aux Éd. de l’Homme (Montréal) en 2003 ; La guérison du cœur, paru aux Éd. Robert Laffont et aux Éd. de l'Homme en 2000 ; L’amour en guerre (Éd. de l’Homme, 1996), également paru sous le titre N'y a t-il pas d'amour heureux? (Éd. Robert Laffont 1997), traduit en dix langues ; Père manquant fils manqué (Éd. de l'Homme, 1989), traduit en dix langues. Il anime depuis plus de quinze ans de nombreux ateliers de développement personnel dans divers coins du globe. Il est fondateur des Réseau Hommes Québec et Réseau Femmes Québec, dont la formule s’est répandue dans plusieurs pays francophones.

« La famille nucléaire a été créée avec un membre manquant, qui est le père. On entend dire "c'est terrible, la famille est en train d'éclater." En fait, elle n’a jamais existé. C'est plus quelque chose qui est devant nous, qu'on commence à avoir maintenant avec les nouveaux pères. Et dans ce sens-là, on pourrait dire que le père est en train de naître sur la terre. »


Ann Crittenden

Journaliste spécialisée dans les questions économiques (Fortune, Newsweek, CBS), célèbre au point d’avoir été mise en nomination pour le Prix Pulitzer, a suscité une immense controverse avec son livre The Price of Motherhood, (Metropolitan Books, format de poche 2002). Elle vient tout juste de publier If You'Ve Raised Kids, You Can Manage Anything (Reed Business Information, a division of Reed Elsevier Inc.).

“The crazy thing is that we have things so arranged that we have disincentives for spending time with your kids. On the one hand, we have all this lip service to family values. People are constantly told, you've got to spend more time with your children. It's good for your kids. At the same time, we glorify this twenty-four seven economy, we glorify this workaholic culture, and we make it almost impossible for parents to have that time, even though kids grow up and pay everybody's pensions. Contributing a child to the system gets you a zero.” 


Brook Noel


Après avoir vécu son enfance dans un foyer monoparental, dès l’âge de seize ans, Brook Noel commence à écrire sur ce sujet. Elle devient spécialiste des questions relatives à l’organisation quotidienne. The Single Parent Resource (Champion, 2002) marque une étape dans sa vie d’auteure et d’éditrice.  “The single parent family isn't a trend. It isn't a phase. It isn't going away. There's a new traditional family. And it's a different type of family. And those are the families we have to start gearing towards in societyBarbara Hobson Barbara Hobson est une sociologue américaine qui vit et travaille à l’Université de Stockholm. Elle a notamment publié une compilation des études récentes sur la masculinité et la paternité : Making Men into Fathers,  (Cambridge University Press, 2002).

“ If more men take care and take the time off, it has the potential for really creating equity on the labour market, ending statistical discrimination against women, and just creating a society in which carers are not women, but men and women.”


LES PARTICIPANTS

Les participants au Québec

Michel Spénard


Enseignant, célibataire par choix, Michel Spénard adopte cinq garçons et constitue une famille composée uniquement d’hommes. Il habite sur les rives de Sept-îles. 

« Vers l'âge de vingt-cinq, vingt-six ans, j'ai commencé à faire des démarches pour les adoptions. Johnny avait huit ans, Simon en avait huit, Rochelin en avait douze quand je les ai adoptés. Ensuite, dans la même année ou presque, dans l’espace de maximum un an, j'ai procédé à la quatrième adoption, qui est Juan-Carlos qui était un enfant de la rue du Mexique. Il venait d'avoir sept ans lorsque je l'ai adopté. Et finalement, l'année dernière, j'ai procédé à une cinquième adoption d'un jeune Vietnamien, Nicolas. »


Linda Lajeunesse


Après avoir complété des études universitaires en linguistique, quand elle se retrouve mère monoparentale de Maëlle, Linda démarre avec d’autres femmes, dans le Centre-Sud de Montréal, un restaurant biologique :

« C'est une coopérative de travail en alimentation. Ce sont des femmes avec des jeunes enfants, souvent seules. Si le gouvernement veut appuyer des projets comme ça, il faut que ça soit pas juste avec des mots puis des « ah oui, on va aider les femmes monoparentales ». Ça prend des budgets qui vont avec ça. »


Dominique Ricot

Les pères de Patrick et de Fabrice sont partis. Dominique est restée seule à élever ces enfants. Elle sait qu’elle ne peut pas jouer les deux rôles et compte sur l’exemple de son père et de son frère pour combler le vide.

« Je ne pourrais jamais être père pour les enfants. J'ai beau emmener Patrick au soccer, ce n’est pas la même chose que quand un père y va avec son fils. Ils peuvent avoir l'exemple de mon père, ils ont l'exemple de mon frère qui les aide. Patrick a déjà dit à mon frère qu’il le considère comme son papa. »


LES PARTICIPANTS AUX ÉTATS-UNIS

Carolyn Gable


Après dix ans de travail comme waitress à l’Hôtel Hyatt, à San-Francisco, elle se rend compte qu’elle ne pourra pas subvenir aux besoins croissants de ses deux jeunes fils, dont elle est la seule responsable. Vingt ans plus tard, devenue propriétaire d’une compagnie de transport et multimillionnaire, elle obtient le prestigieux  prix Ernst and Young et elle crée une fondation pour aider les enfants des familles monoparentales : Expect a Miracle Foundation.

“ When I went to the Ernst and Young Awards, it was an award that I did not know I was getting. As they called my name, it once again reiterated in my mind that I was being rewarded for starting and building this successful company, but there was no mention of raising really great children. The whole time I was walking up there, it just hit me that the world will recognize my success, but never as a mother.”


Christine Buckley


Elle devient mère une première fois à dix-huit ans, puis se retrouve seule avec ses trois garçons, Zackhary, Tim et Tad, sans toucher de pension alimentaire. Aux États-Unis, cette situation peut devenir dramatique. 

“ I didn't set out to be a single mother. It wasn't my choice. Yet, I don’t recommend anyone stays when someone’s abusing them, no matter what. Even though it is scary to be out on your own with kids, it’s not impossible.”


LES PARTICIPANTS EN SUÈDE


Henrik Holm

La mère des jumeaux le quitte, alors que Hugo et Astrid sont encore bébés. Henrik devient un père monoparental.  

“In Sweden, the government is trying to make more daddies stay at home with the children, but it's a very difficult struggle, I think. I recommend it, if you have the possibility. I think you become better at work also, because you get used to do many things at the same time. You can learn very, very much from children.”


Janna Olzon

Alors qu’elle est enceinte de Màns, Janna se rend compte qu’elle a fait une grave erreur et quitte le père de son fils. Mais elle réussit à lui trouver un père substitut qui n’est ni son amant, ni un conjoint : Torbjörn Astner. Puis, comme elle est journaliste et connaît intimement la question, elle fonde, avec d’autres, un regroupement : Makalösa, pour créer de la solidarité entre les parents monoparentaux. 

“I trusted him. He wanted a child and being a homosexual, this was a very good way to have a child, wasn't it? And I thought it was fantastic having a child with a man I never had sex with, I never had a love story with, and we are the best of friends. It’s nice.”


Peter Orje


Peter vit à la campagne, près de Norshiping. Il est plombier, il doit aussi agir au double titre de père et de mère pour Niklas, son fils de neuf ans. 

« On est à la fois père et mère… Il faut le consoler quand il a mal, mais savoir être ferme quand il le faut. On peut apprendre beaucoup de choses des parents solos. On gagnerait à les écouter Peut-être. »


Note d'intention

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Dans ce documentaire, je propose un regard inédit sur la vie intime de quelques Solo Parents du Québec, de la Suède et des Etats-Unis. J’y poursuis mon enquête sur un phénomène irréversible : la croissance exponentielle de la « vie en solo ». Dès le début de cette recherche, j’ai dû faire un constat : Rien n’est plus différent du mode de vie des célibataires que celui de solo parent. L’un s’occupe de soi, l’autre ne s’appartient plus.

Mais j’ai aussi découvert que la soloparentalité, si elle pose certains problèmes, suscite aussi beaucoup de créativité chez ceux qui la vivent. Elle encourage l’invention de nouveaux modèles, favorise l’émergence de « nouvelles familles ». Voilà ce qui m’a guidée dans le choix des personnages. J’ai désiré donner la parole à des hommes et à des femmes qui, en plus du défi que représente la conciliation travail-famille, ont réussi à surmonter l’absence d’un partenaire dans l’éducation de leurs enfants.

La rencontre de ces personnes passionnantes m’a conduite très loin des clichés entretenus dans les médias au sujet de la monoparentalité. Par exemple, j’ai découvert la progression étonnante du nombre de pères monoparentaux et cela m’a beaucoup inspirée. Il me semble qu’il y a là non seulement une évolution dans la notion de parentalité mais aussi une véritable redéfinition des rôles traditionnels.

En prime, la situation de ces pères solo parents m’a permis d’éclairer sous un jour nouveau la situation des femmes dans le même état et m’a confrontée à une grande question. J’ai réalisé à nouveau que ceux et celles qui s’occupent des enfants (en solo ou pas) ne sont pas suffisamment soutenus par leur société. Pourquoi ?

Doïna Harap

Résumé court

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Après Vivre en solo, étonnement et humour sont au rendez-vous dans Solo Parent, où l’on plonge dans une autre dimension du phénomène Solo. De plus en plus d’hommes, aussi bien que de femmes, choisissent d’élever seuls leurs enfants ou même d’en adopter. Concilier travail et famille, préserver son intimité, cultiver d’autres relations… ces innovateurs sociaux jonglent avec le temps, sans la roue de secours que représente un partenaire.

Tournées au Québec, aux États-Unis et en Suède, découvrez les histoires singulières des Solo Parents, avec l’éclairage étonnant de quelques spécialistes : Guy Corneau (psychanalyste), Bernard Arcand (anthropologue), Ann Crittenden (The Price of Motherhood), Brook Noel (The Single Parents Ressource Book), Barbara Hobson (Making Men into Fathers).